Douleurs récurrentes et entraînement


Manuel Thivierge1

Manuel Thivierge, B.Sc., Kinésiologue et Masso-kinésithérapeute

Nous avons tous déjà entendu la fameuse citation « NO PAIN, NO GAIN », mais est-ce vraiment la réalité ? Il est important ici de comprendre que la douleur est nécessaire au fonctionnement de la vie humaine. Elle a pour rôle de nous protéger et de nous alarmer contre toute lésions potentielles sur notre personne. Ainsi, une douleur n’est pas la même chose qu’une sollicitation musculaire. Évidemment, si la sollicitation musculaire devient trop importante et que le corps n’a pas le temps de récupérer adéquatement, il peut arriver que des blessures surviennent. C’est pour cette raison qu’un entraînement doit être périodisé méticuleusement pour que notre système neuro-musculosquelettique ait le temps de s’adapter. Beaucoup de gens ont la fâcheuse habitude de persister par-dessus la douleur en pensant que le temps va la guérir, ce qui est une très mauvaise idée. Voici donc quelques étapes pour vous orienter lorsqu’une douleur se présente durant un entraînement :

 

 

  • Identifier les exercices ou les mouvements qui vous causent de la douleur.
  • Commencer par vous assurer que l’exécution de votre mouvement est adéquate auprès d’un kinésiologue(si possible).
  • Si la douleur persiste, malgré la bonne exécution, l’arrêt de l’exercice sera nécessaire.
  • RICE=Repos, glace, compression, élévation (15 minutes/heure à faire à la maison).
  • Continuer à rester actif, tout en faisant attention de ne pas outrepasser votre seuil de tolérance à la douleur (le moment où la douleur est ressentie).
  • Consulter un professionnel de la santé si la douleur ne diminue pas en intensité et persiste dans le temps.

Il est imprudent de surcharger une structure ne sachant pas exactement ce qui cause votre douleur, car cela engendre davantage d’irritation sur une structure déjà douloureuse. Par contre, cesser toute activité dans la peur de s’aggraver n’est pas mieux. L’arrêt de tout exercice entraine un déconditionnement physique, ce qui n’améliore généralement pas votre problème. En conséquence, faire des exercices thérapeutiques (recommandés par un professionnel de la santé) jumelés à de la thérapie manuelle ainsi qu’une médication prescrite adéquatement devient les principaux outils en terme de traitements.  La médication, lorsque nécessaire, devrait rester un outil temporaire pour soulager la douleur et vous permettre de reprendre le dessus à l’exception de certaines maladies chroniques où la médication devra être prise en continu.

Tout le monde connaît les bienfaits de l’activité physique, mais lorsqu’une maladie ou un problème hors du commun est présent, il est facile d’avoir une réticence à bouger. En cas de doute, la consultation avec un kinésiologue permet d’analyser votre condition de santé et de valider vos besoins ainsi que vos limites en terme d’entraînement. Tous les objectifs sont possibles lorsque l’on se donne les outils nécessaires à notre réussite, la seule défaite est de ne pas au moins essayer.

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