L’entraînement chez les enfants


 

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Maxime Huot M.Sc., Kinésiologue

 

Dès leur plus jeune âge, les enfants cherchent à se divertir, que ce soit par l’entremise de jeux ou de sports. Bien qu’on les encourage à bouger, il peut être difficile de trouver un sport ou une activité physique qui leur convient et encourage leur développement, tout en améliorant leur santé. Une fois le choix des parents arrêté, il demeure important de viser un développement progressif qui respecte l’âge chronologique et biologique de l’enfant, ceux-ci n’étant pas seulement petits, mais également différents au niveau physiologique.

L’entraînement a des bienfaits chez les enfants, tant au niveau de leur estime personnelle que pour l’acquisition d’habiletés techniques. L’activité physique leur permet d’établir les fondements d’entraînement favorisant une diminution du risque de blessures et une augmentation de leur progression athlétique.  Pour obtenir ces bienfaits, il faut cependant respecter leurs différences morphologiques, physiologiques, neurologiques et psychologiques. De cette façon, leur croissance se verra améliorée car, selon l’American College of Sport Medicine, les os des enfants et des adolescents stressés mécaniquement par une forme d’exercice appropriée augmentent en volume et en masse par le processus de minéralisation.

Certaines périodes sont également propices au développement des différents déterminants de la condition motrice et physique. Dès le plus jeune âge jusqu’à la puberté, entre 11 et 13 ans pour les filles et entre 12 à 15 ans pour les garçons, il est recommandé de faire bouger l’enfant afin de favoriser le développement de l’agilité, de l’équilibre, de la coordination, du temps de réaction, de l’orientation spatio-temporelle, du rythme et de la vitesse. Ceci veut donc dire de viser une musculation naturelle par des mouvements fonctionnels et le poids du corps ainsi que d’utiliser des jeux visant l’optimisation du développement moteur de l’enfant.

Ce n’est pas avant la puberté, et jusqu’à la fin de l’adolescence, que nous viserons le développement des déterminants de la condition physique. Ainsi, jusqu’à 17-18 ans pour les filles et 18-19 ans pour les garçons, c’est une période importante afin de donner une bonne base de force maximale, de force endurance, de force vitesse, de vitesse, de flexibilité, de puissance et d’endurance aérobie et anaérobie. Pour la santé, il s’agit d’un bon moment pour l’acquisition d’une composition corporelle idéale par l’entremise de saines habitudes de vie. L’introduction à la musculation par l’apprentissage gestuel et l’exécution d’exercices sous-maximaux en termes de charge est alors tout à fait appropriée, tant que le tout respecte la croissance et le développement physique de l’enfant. Donc, avant de développer des qualités telles la force endurance et la force maximale, il est important que le développement moteur de l’enfant soit suffisamment avancé, bien que rien n’empêche de travailler les deux simultanément. Ainsi, nous garderons un équilibre musculaire favorisant un développement harmonieux et général. Lorsqu’une bonne base sera acquise, nous pourrons alors chercher à développer les qualités spécifiques à la discipline sportive au choix de l’enfant.

Il est donc extrêmement important d’adapter l’entraînement en fonction de l’âge chronologique et biologique en utilisant un programme structuré qui permettra une augmentation progressive de l’activité physique. Nous débuterons d’ailleurs par une base générale vers les qualités spécifiques en maintenant une bonne technique d’exécution lors des exercices. Afin que vos enfants aiment l’activité physique et qu’ils demeurent motivés, les séances doivent demeurer variées et attrayantes avec une supervision active d’un intervenant qualifié.

Si ces critères sont respectés, vous serez alors certain que votre enfant améliorera sa condition physique tout en ayant du plaisir, et ce, à l’abri de blessures. Ces acquis lui permettront alors de faire face plus facilement aux exigences du sport et l’aideront à acquérir de bonnes habitudes de vies.

Et qui sait, peut être sera-t-il lui aussi un ambassadeur de l’activité physique!

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