Mythes sur l’entraînement


Cloe Mathieu

Par Cloé Mathieu, B.Sc., Kinésiologue

1- « Je sue donc je ne suis pas en forme » FAUX

Lors d’une pratique d’exercice physique, votre corps atteint une température interne plus élevée qu’au repos, c’est donc à ce moment qu’il déclenche un mécanisme de régulation de la température; la sudation. Ce mécanisme empêche votre corps de « surchauffé » et permet de garder une température corporel adéquate. La sudation peut aussi être une réponse à l’augmentation de la chaleur ambiante sans qu’il n’y ait d’activité physique. Ce n’est donc pas représentatif d’une mauvaise forme physique, mais bien au contraire, votre corps fonctionne adéquatement.

 2- « Il ne faut pas s’entrainer lorsqu’on est enceinte » : FAUX.

Contrairement à de nombreuses pensées populaires, être active pendant une grossesse n’est pas dangereux. Le choix de l’activité physique est primordial suite à une première visite chez le médecin. Il existe un outil qui permet d’évaluer les femmes enceintes par rapport à leur aptitude à l’activité physique, le X-APP. Lorsqu’il n’y a aucune complication, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et la Société canadienne de la physiologie de l’exercice (SCPE) recommandent un mode de vie sain et une pratique d’activité physique cardiovasculaire et musculaire, que la femme soit préalablement active ou non. La clé est d’avoir une progression graduelle par le volume d’entrainement ainsi qu’une intensité adéquate.

3- « Il est important de s’étirer avant de courir » FAUX

Les exercices d’étirements statiques ont toujours été un sujet de controverse. Par contre, lorsqu’on parle de ce genre d’exercice comme phase initiale avant la course, ils sont à éviter. Selon plusieurs études, les étirements pourraient diminuer les performances s’ils sont effectués avant l’activité physique. Les étirements statiques créent un processus de microdéchirures qui rendent les muscles plus faibles lors de l’activité pratiqué. Il est recommandé d’effectuer des étirements dynamiques tels que des balistiques ou un échauffement cardiovasculaire. Ce dernier permet d’apporter le sang en périphérie et ainsi l’envoyer  vers les muscles qui seront sollicités lors de la course.

4- « La spécialisation sportive chez les jeunes permet un meilleur rendement à long terme » : FAUX

Plusieurs pensent que le meilleur développement d’un athlète est de pratiquer un seul et même sport dès le tout jeune âge. Le contraire est d’autant plus profitable pour la plupart des sports. La société du sport pour la vie a conçu un modèle de développement à long terme pour les athlètes. Ce modèle est basé selon sept stades de développement chez les jeunes. Il démontre, entre autre, qu’un jeune qui pratique plusieurs sports ou activités physiques développe plus d’habiletés motrices grâce à la variété des mouvements.

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