Suite à une blessure, comment gérer votre douleur ?


 

 

 

Guillaume TremblayVotre corps peut subir plusieurs blessures. Différents traitements peuvent être utilisés pour soulager et pour accélérer le processus de guérison. Afin de mieux comprendre quelles sont les étapes à suivre pour un type de blessure, il est important de savoir quelle est la blessure que vous avez, d’avoir le bon diagnostique.Voici quelques définitions de blessures musculosquelettiques courantes :

  • Tendinite:   Inflammation du tendon d’un muscle
  • Bursite:      Inflammation d’une bourse séreuse. Cette dernière est une  cavité fermée facilitant le glissement des organes auxquels elle se rattache.
  • Capsulite:  Inflammation de la membrane entourant l’articulation
  • Étirement ou déchirure musculaire: Étirement anormal du muscle ayant dépassé ses limites fonctionnelles.

Entorse: Traumatisme articulaire causant parfois des élongations ligamentaires. Nous    pouvons classer cette dernière en 3 stades.

Stade 1 Étirement ligamentaire, perte de proprioception

o   Stade 2 Rupture ligamentaire partielle

o   Stade 3 Rupture complète

Subluxation: Luxation incomplète déplaçant qu’un seul des deux os d’une articulation

Lorsque vous subissez l’un des traumatismes énumérés ci-haut, vous ressentez une douleur. Le processus inflammatoire débute alors que le corps effectue une vasodilatation des vaisseaux sanguins, ce qui engendre un gonflement de la peau (Œdème), une petite rougeur à la surface de la peau ainsi qu’une légère chaleur. En plus des derniers symptômes,  si une entorse est diagnostiquée stade 2 ou 3, l’apparition d’une ecchymose sera observée.

Chaud ou froid

 L’utilisation du chaud ou du froid peut, selon le cas, aider la guérison d’une blessure articulaire ou musculaire. Mais quand employer la chaleur ou le froid?

L’application du froid (glace, sac de gel ou sac de légumes congelés) atténue l’enflure et l’inflammation. Il apaise la douleur, diminue les spasmes musculaires et diminue la circulation sanguine. Le chaud (sac magique ou bouillotte) améliore la réparation des tissus et les rend plus souples. Il diminue aussi la douleur, agit comme un relaxant musculaire et contrairement au froid, augmente la circulation sanguine.

Le froid soulage les blessures aiguës et la douleur lors de la première phase des blessures de surutilisation. Il traite les crampes musculaires, les déchirures et les élongations. Appliquez le froid pendant au moins 48 heures après la blessure afin d’éviter l’inflammation excessive.

Vous ressentez de la chaleur ou de la douleur, votre blessure est rouge ou enflée et vous avez une perte de mobilité: vous êtes en présence de signes d’inflammation. Voici un aide mémoire sur comment intervenir ; appliquez la méthode RICE :

R pour repos (cessez immédiatement l’activité ou le sport qui a engendré le traumatisme)

I pour immobilisation (évitez de bouger l’articulation atteinte)

C pour compression (maintenez une compression sur le segment blessé)

E pour élévation (élevez le segment pour favoriser le retour veineux au cœur)

ICE pour glace (appliquez entre 10 et 15 minutes, prenez 60 minutes de pause et appliquez de nouveau. Répétez ce cycle le plus souvent possible)

Ces 5 interventions ont pour objectif de contrôler le processus inflammatoire. Bien sur, pour une tendinite, une bursite ou une capsulite, l’application de la glace peut être suffisante pour contrôler la douleur. Si cette dernière persiste après sa phase aiguë, soit les 7 premiers jours suivant l’évènement, les étirements des muscles affectés seront importants afin d’éviter l’ankylose et les débalancements musculaires.

Selon l’association québécoise en douleur chronique, il est suggéré de ne pas arrêter l’exercice car celle-ci favorise la circulation et la récupération cellulaire. Bien entendu, il faut éviter de répéter l’exercice ou tout mouvement générant la douleur.

Si la douleur persiste après la phase aiguë, il est important de consulter un professionnel qualifié afin de traiter la douleur car toute douleur lancinante peut devenir chronique ou engendrer de nouvelles douleurs et donc des mécanismes de protection défaillants.

Guillaume Tremblay Gaudin, B.Sc Kinésiologue et Masso-kinésithérapeute 

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