Vous manquez de flexibilité ?


Les adhérences musculaires en sont peut-être la cause, en plus d’avoir un impact sur vos mouvements au quotidien

 

La flexibilité musculaire joue un rôle majeur dans la prévention des blessures. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, d’innombrables cours en groupe, tel que le yoga, pilâtes, tai chi et autres mettent de l’avant la prise de conscience du corps ainsi que l’étirement segmentaire.

Lorsque nous avons une diminution de flexibilité, nous augmentons les risques de blessures car nous limitons notre amplitude de mouvement. De plus, si nous dépassons les limites que le muscle peut subir, il effectuera un spasme, réflexe de protection, ou un claquage/déchirure musculaire. [i]L’étirement comme entraînement principal ou en post entrainement pourra contrer la perte d’amplitude de mouvement et diminuer du fait même le risque de blessure.

Outre les fibres musculaires, d’autres parties du corps peuvent limiter les amplitudes de mouvements. [ii]Les fascias, comme les tendons et ligaments, font partie des tissus conjonctifs ; constitués de collagènes, ils se situent sous la peau, collés aux muscles. Ils ont pour action de favoriser un bon glissement musculaire entre eux et avec la peau. Lorsque les fascias perdent de leur glissement naturel, il y a présence d’adhérence musculaire (comme une cicatrice), ce qui limite la mobilité musculaire. Ce phénomène peut être causé par des stress mécaniques provoqués par l’entrainement, des troubles posturaux, des opérations, des accidents ou même le vieillissement. Lorsque déficients, ces derniers peuvent engendrer des douleurs, débalancements ou spasmes musculaires.

 

Par définition générale, l’adhérence est un phénomène qui s’oppose au glissement de deux surfaces mécaniques. D’un point de vue corporel, l’adhérence est un accolement anormal entre deux tissus ou deux organes contigus(voisin) par un tissu conjonctif.

 

Certaines techniques tel que des étirements passifs, actifs ou même PNF (c’est-à-dire un étirement assisté composant des phases de contractions et de relâchements) peuvent combler les déséquilibres musculaires. Il y a également des manières de regagner en amplitude de mouvement par le biais de la thérapie manuelle. En effet, la technique de « palpé roulé » appliquée sur les aponévroses, soit les fascias, augmente la mobilité musculaire, en réduisant les adhérences entre les fibres musculaires, les fascias et la peau.

 

Une bonne flexibilité musculaire ainsi qu’une bonne mobilité de ses fascias diminuent grandement les risques de blessures liés à des spasmes musculaires, ce qui se traduit par un vieillissement en santé et contribue à une meilleure progression vers l’atteinte de vos objectifs lors des entraînements musculaires.

 

 

Guillaume Tremblay-Gaudin, Kinésiologue-massokinésithérapeute

Guillaume Tremblay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[i] Acute Effects Of Active, Ballistic, Passive And Proprioceptive Neuromuscular Facilitation Streching On Sprint And Vertical Jump Performance In Trained Young Soccer Players.

[ii] http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=therapies_fascias_th

 

 

 

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